Blogue

BLOGUE DENTAIRE

Mythes et réalités sur les dents de sagesse

Lorsqu’il est question de santé, buccodentaire autant que générale, on reçoit de multiples informations, parfois justes, parfois erronées. Celles-ci sont transmises dans les médias, sur internet, mais aussi par les membres de notre entourage. Le cas des dents de sagesse ne fait pas exception : nombreux sont mythes à ce sujet. Tellement qu’il nous semble important de faire le point sur certaines de ces croyances. Voici quelques informations préparées à cet effet par l’équipe dynamique de la Clinique Poirier à Salaberry-de-Valleyfield.

Mythe 1 : les dents de sagesse ne servent à rien

Bien qu’un dentiste le formulerait sans doute autrement, il est vrai que les dents de sagesse ne sont pas aussi importantes que celles qui forment le reste de la dentition. Si elles étaient utiles à nos lointains ancêtres qui ne cuisaient pas leurs aliments (les végétaux et la viande), ces troisièmes molaires le sont moins maintenant que nous cuisons et coupons les nôtres. Elles sont néanmoins mises à contribution lors de la mastication, même si celle-ci peut très bien se faire sans elles. Pour le dire autrement, elles peuvent être extraites sans qu’on ait besoin de les remplacer à tout prix.

 

Mythe 2 : il est dangereux de les garder dans la bouche

Il s’agit d’une demi-réalité dans le sens où ces dents sont souvent porteuses de problèmes, mais pas systématiquement. Leur éruption, tardive, est parfois irrégulière. En effet, il arrive qu’une dent de sagesse reste incrustée ou semi-incrustée, c’est-à-dire qu’elle demeure totalement ou partiellement sous la gencive, ou qu’elle se positionne dans un mauvais angle. De tels cas de figure accroissent les risques d’infections (carie, abcès, maladies des gencives et du parodonte), de lésions et de déplacements dentaires. C’est pourquoi on procède souvent à l’extraction de ces troisièmes molaires. Cette intervention peut se faire à la suite d’une maladie ou de manière préventive. Ainsi, après une évaluation basée sur un examen visuel et des radiographies, le dentiste pourrait proposer de retirer les dents de sagesse pour éviter des complications potentielles. Si les dents sont bien positionnées et ne semblent pas problématiques, elles pourraient être laissées en place.

 

Mythe 3 : elles doivent être sorties pour être retirées

C’est là une fausse affirmation. Il est possible pour les dentistes de retirer une dent qui n’a pas encore fait (ou qui ne fera jamais) son irruption. D’ailleurs, contrairement à ce que l’on pourrait penser, les dents incrustées et semi-incrustées peuvent être aussi problématiques que celles qui sont totalement sorties. Elles peuvent bouger et nuire aux racines voisines. Les dents correspondantes peuvent également se déplacer en absence de vis-à-vis. De plus, des bactéries peuvent pénétrer sous la gencive et entraîner une infection ou un abcès.

Par ailleurs, il est possible de retirer préventivement les dents de sagesse dès la fin de l’adolescence. Et ce, même si elles n’ont pas commencé leur irruption. L’intervention est d’ailleurs plus aisée à ce moment, les dents étant alors moins dures et la mâchoire ayant encore une certaine plasticité.

 

Mythe 4 : leur extraction est douloureuse et compliquée

Vu leur positionnement au fond de la bouche, l’extraction des dents de sagesse demande une certaine dextérité, que nos dentistes membres de l’Ordre des dentistes du Québec possèdent. Bien que le retrait de certaines soit plus difficile, elle se déroule généralement bien. Faite sous anesthésie locale, elle ne devrait pas occasionner de réelles douleurs, même si des sensations désagréables peuvent être ressenties. Pour les interventions potentiellement plus longues et complexes, on pourrait vous suggérer la sédation consciente ou par intraveineuse. Ces solutions permettent d’améliorer le bien-être et le confort des patients et de minimiser les désagréments d’une opération plus difficile.

Notons par ailleurs que les extractions de dents de sagesse peuvent entraîner des douleurs postopératoires. Votre équipe traitante de la Clinique Poirier saura vous donner des conseils détaillés pour favoriser la guérison et gérer les sensations désagréables (douleurs, enflure). Ainsi, vous pourrez passer à travers cette intervention souvent nécessaire et toujours bénéfique pour la santé de votre bouche !

 

Dr Nicholas Poirier Dr Nicholas Poirier
Dentiste généraliste
Diplômé de la Faculté de médecine dentaire de l’Université de Montréal en 2005, Dr Poirier se passionne pour les nombreuses disciplines de la dentisterie générale. Afin de toujours offrir le meilleur à la population de Salaberry-de-Valleyfield, d’où il est natif, il suit régulièrement des formations continues. De cette façon, il a pu développerune expertise aux sujets de l’orthodontie, des extractions de dents de sagesse, de restaurations et de l’implantologie.
Notre clinique

Restez à l'affût

Inscrivez-vous à nos
infolettres flyées pour
savoir ce qui se passe
chez Clinique Poirier !

to top