DENTS DE SAGESSE : Mythes et réalités

 

Les dents de sagesse, ou troisièmes molaires, sont les dernières dents à se développer et à apparaître dans la bouche. On les appelle ainsi parce qu’elles se présentent habituellement à la fin de l’adolescence ou au début de la vingtaine, tranche d’âge que l’on surnomme « âge de la sagesse ». Elles sont le plus souvent au nombre de quatre (2 en haut, 2 en bas), mais il n’est pas rare qu’une ou plusieurs soient absentes.

 

Ces dents sont un vestige de nos ancêtres les grands singes. Elles servaient autrefois à mastiquer longuement les végétaux et les viandes non cuites. L’homme moderne a augmenté la taille de son cerveau et diminué la taille de sa mâchoire, laissant ainsi moins de place pour accueillir ces dents.

 

 

Quels sont les RISQUES associés à ces dents ?

 

Ils varient en fonction de leur position dans la mâchoire :

 

1-Totalement SORTIES : accessibles complètement pour l’hygiène

 

  • Même si elles sont complètement accessibles pour la brosse à dents et la soie dentaire, elles sont néanmoins plus difficiles à entretenir dû à leur forme et leur position. Il y a donc plus de chance d’elles soient atteintes de carie dentaire ou de maladie parodontale. Elles favorisent aussi les morsures de joue, particulièrement lorsqu’elles sont en malposition.

 

2-Partiellement sorties / SEMI-INCLUSES : percent en partie la gencive

 

  • Cette position est la plus problématique. Comme la dent n’est pas complètement dégagée cela provoque une difficulté à bien nettoyer. La communication des bactéries de la bouche à la dent et l’accumulation de nourriture peut causer une infection de la gencive ou de l’os et une carie dentaire. Malheureusement la carie est rapide dans ces endroits et il est presque toujours impossible de les réparer sous la gencive.

 

3-INCLUSES dans l’os/gencive : non accessibles

 

  • Cette position est plus à risque de causer une résorption de la racine de la dent voisine ou de la formation d’un kyste. De plus, la dent incluse est à risque d’éruption ultérieure.

 

 

Peut-on les CONSERVER ?

 

Oui, si elles sont totalement sorties, utiles à la mastication et suffisamment accessibles pour être nettoyées efficacement. Malheureusement, moins de 10% de la population répond à ces critères.

 

Quand pouvons-nous les évaluer ?

 

Vers l’âge de 16 ans, nous prendrons une radiographie panoramique afin de déterminer si elles sont présentes dans la mâchoire. Ainsi, il sera possible de déterminer leur position et d’évaluer les risques présents ou futurs à la conservation celles-ci.

 

Doit-on attendre d’avoir mal ou d’avoir des complications ?

 

NON. Lorsqu’indiqué, l’extraction précoce de ces dents préviendra l’apparition de ces complications. De plus, l’extraction préventive de ces dents peut se faire à un stade où les racines ne sont pas complètement formées, diminuant ainsi la difficulté et les risques reliés à la chirurgie. La convalescence est généralement plus courte et confortable chez les jeunes patients.